Description
Marco est père, et ce n'est pas facile. La vie est toujours source de question pour notre photographe et la fermeture définitive en ces temps d'élections présidentielle ne va rien faire pour arranger ses problèmes existentiels.
Critique
Un nouveau tome du combat ordinaire c'est toujours un événement, comme un nouveau fruit qu’on n’a jamais gouté. Marco est toujours prit par tout ce qui l'entoure, c'est comme un brouillard où il avance en tâtonnant se protégeant avec l'objectif de son appareil photo. On ressent ici, à travers les nombreuses réflexions sur notre société, non pas un défaitisme, ni non plus un jugement, mais une réelle interrogation quand à l'avenir. Manu ne condamne pas mais est sceptique sur le monde et sur la capacité des hommes de pouvoirs à nous faire avancer.
Impossible de ne pas ressortir plein d'amertume et nous aussi plein de scepticisme face à l'avenir. Mais l'auteur sait aussi nous montrer, à travers la fille de Marco, qu'il est un temps pour douter et s'interroger et un temps pour vivre.
Tout ça me renforce dans mon envie : je veux une fille.
A noter que j'ai été un tout petit peu moins ému ici, et quelques personnages attachant, comme son frère Pablo ou monsieur Mesribes ont disparu.
Mais tout ça fait du combat ordinaire le combat d'un peu tout le monde, un combat solitaire et silencieux ou chacun porte et reçoit les coups comme un vieil arbre sous le vent, la plus part du temps il reste debout.
Serie : Le combat ordinaire Attention, cette BD est dangereuse ! Impossible de ressortir indemne après la lecture d'un tel monument d'émotion.
On suit le parcours de Marco photographe qui essaye non pas de trouver un sens à sa vie, mais juste de la comprendre et de se comprendre.
Cette BD est énorme, ce n'est pas une critique ou un avis sur la société, c'est un regard sur notre univers et notre vie. Le constat d'un monde en perpétuelle évolution, où l'homme se sent perdu. Chef-d’oeuvre de la BD, le trait allié à l'histoire si ordinaire mais si forte, nous pousse jusqu'à nos propres peurs et nous montre qu'en fin de compte nous ne sommes pas tout seul.
Merci Manu Larcenet.
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